Wurzbourg – Pilsen

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En partant de Wurzbourg, Johannes m´a accompagné sur la moitié du parcours, il aime beaucoup le vélo et a parcouru les 1000 kilomètres qui le séparent de Londres pendant ses vacances scolaires l´été dernier.
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Je comptais camper mais j´ai eu la bonne surprise de découvrir qu´un couple argentin-allemand m´avait répondu (sur Warm showers) et acceptait que je passe la nuit chez eux. Ils ont traversé l´Amérique latine à vélo avec leur chien, maintenant ils ont un bébé et accueillent des gens chez eux, pour continuer à voyager.
Mon projet leur a beaucoup plu, et fait bien rire, ils n´en revenaient pas que je me permette le luxe de vouloir des oeufs. Car j´avais passé la fin d’après-midi à faire plusieurs poubelles de magasins jusqu´ à en trouver.
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Je suis parti le lendemain sous la pluie et l´orage… J´avais choisi de partir à cette période car je m’ étais dit que si je n’ avais pas assez à manger, au moins il ferait beau, c´est raté. J’ ai rapidement eu les jambes trempées, les chaussures et les chaussettes. Heureusement mon hôte à Nuremberg est un habitué du vélo, et ça ne l’ a pas dérangé que j’ arrive trempé,  il est bien équipé et a sorti une couverture pour que mes bagages dégoulinants n´abîment pas le parquet.
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L´autre bonne nouvelle était qu´il utilise un Mac, et que j´ai pu réaliser une petite vidéo. (voir article précédent)
Il a plu tout le chemin de Nuremberg à Rosenberg.
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Le lendemain, il ne pleut presque plus mais il y a  beaucoup de montées, et faute d’avoir trouvé un hôte je passe la nuit dehors, à 2 km de la frontière tchèque.
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Le jour suivant, je n’ai pas  beaucoup de km à faire, mais la route est très vallonnée. J’arrive vers 16h dans une petite ville où il semble n’y avoir personne. Je devais être herbergé par Anna, mais nos deux portables semblent ne pas vouloir fonctionner ensemble. Du coup, après un petit quiproquo,  qui me fait penser qu’elle ne peut pas me recevoir, je continue ma route. Je commence à manquer de provisions: je n’ai pas trouvé grand chose les deux derniers jours en Allemagne, et je ne trouve rien non plus en République Tchèque. J’ai dû me rationner et diviser ce qu’il restait de mon pain par le nombre de jours qu’il me restait pour rejoindre Prague (5 jours plus tard).
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En plus de ce pain il me restait une pomme et une banane (J’ai toujours 3 petites boîtes de conserve que je traine depuis le Luxembourg, mais c’est vraiment en dernier recours et je n’y pense même pas; si j’ arrive avec l’une d’entre elles à Varsovie je la garderai en souvenir pendant très longtemps je pense).
Le lendemain, dimanche, il ne me reste pas beaucoup de km pour rejoindre Pilsen, j’ arrive vers midi et Anna me rejoint, pensant qu’elle était fautive du malentendu de la veille. Elle me fait visiter la ville et me montre les endroits où je pourrais potentiellement trouver de la nourriture le lendemain.
Ce sera très difficile de trouver de la nourriture, d’autant plus que je ne mange que 3 bouts de pain par jour et 1 fruit depuis 3 jours, je suis fatigué et les refus s’alignent les uns derrière les autres. Les arrières des grandes, moyennes et petites surfaces que je trouve sont barricadés .
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Finalement après une trentaine de refus, je trouve une employée qui parle très bien anglais et explique mon projet à sa responsable, qui accepte! Elle va chercher 3 gros pains à faire cuire et 2 plats à faire réchauffer.
Ce n’est pas suffisant pour m’amener confortablement à Prague mais j’aurai de quoi me remplir le ventre. Je suis rentré manger un plat, et suis reparti faire le tour des commerçants. Jusqu’à 18h30 personne n’avait accepté jusqu’à ce qu’une dame, dans une épicerie bio, après avoir pris le temps de lire ma petite pancarte, aille chercher des légumes un tout petit peu abîmés. Je lui demande si elle avait vraiment l’intention de les jeter et elle me dit que oui car les gens n’en veulent pas: les carrottes sont trop petites ou tordues, une betterave toute molle et une pomme avec un trou de la taille d’un ongle. J’ai partagé ces derniers aliments avec mes hôtes, le soir.
Je m’étais préparé à l’idée de partir vers Prague avec de toutes petites réserves de toute manière.
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8 réponses

  1. Marie
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    Coucou. Ma collègue de travail m’a dit que c’était la honte que ta sœur ne t’ait pas laissé de message d’encouragement sur ton blog, alors voilà :
    Aller courage ! La pluie devrait s’arrêter, et au moins tu n’attrapes pas de coup de soleil !
    Encore quelques kilomètres…
    Ca fait longtemps que tu t’entraines, souviens toi de la fois où, à 3 ans, tu es parti seul avec ton petit tricycle rouge….
    Le vélo, c’est dans ta peau ! De ta passion pour le développement durable est né ce fabuleux projet remarquable. Bien qu’il soit difficile d’imaginer qu’un seul homme à vélo change la pensée et les actes des populations, je pense que grâce à ta détermination, ton courage, ton cœur tu vas sensibiliser les personnes que tu croises, et faire évoluer les mentalités.
    Beaucoup de personnes t’encouragent et te suivent, je crois qu’à ton retour c’est un tour de France qu’il va falloir faire pour aller rencontrer toutes ces personnes et faire partager ton expérience, et surtout les conseiller pour moins gaspiller !
    Gros bisous. A très vite.

  2. Marie
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    Ma collègue de travail m’a dit que c’était la honte que ta sœur ne t’ait pas laissé de message d’encouragement sur ton blog, alors voilà :

    Aller courage ! La pluie devrait s’arrêter, et au moins tu n’attrapes pas de coup de soleil !

    Encore quelques kilomètres…

    Ca fait longtemps que tu t’entraînes, souviens toi de la fois où, à 3 ans, tu es parti seul avec ton petit tricycle rouge….

    Le vélo, c’est dans ta peau ! De ta passion pour le développement durable est né ce fabuleux projet remarquable. Bien qu’il soit difficile d’imaginer qu’un seul homme à vélo change la pensée et les actes des populations, je pense que grâce à ta détermination, ton courage, ton cœur tu vas sensibiliser les personnes que tu croises, et faire évoluer les mentalités.

    Beaucoup de personnes t’encouragent et te suivent, je crois qu’à ton retour c’est un tour de France qu’il va falloir faire pour aller rencontrer toutes ces personnes et faire partager ton expérience, et surtout les conseiller pour moins gaspiller !

    Gros bisous. A très vite.

  3. François de Lux. (en bourg)
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    Ce qui intéressant dans votre blog ce sont aussi les nouveaux modes de vie rencontrés. Par exemple,à Darmstadt, les jardins communautaires dans les parcs ou les réfrigérateurs permettant le partage des denrées alimentaires et aussi les lieux d’échange de livres. Certaines de ces pratiques existent aussi en Amérique (Etats-Unis). Moralité: l’argent-roi peut souvent être démonétisé !!!!

  4. Papy Mamy
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    Je ne me lasse pas à relire ton blog, je suis admirative et fière de ton courage. Par contre je m’inquiète et je me permets de te redire arrête un peu pour te reposer : il ne faut pas aller au delà de ce que le corps humain peut supporter.Papy et Mamy qui pensent très fort à toi. Bisous

  5. Sabrina
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    Bonjour, cela faisait bien longtemps que je voulais découvrir ton blog, c’est fait et la première chose que j’ai ressenti ça a été j’espère qu’il va bien, que la santé t’accompagne, ton projet est incroyable et me touche, et je souhaite qu’il aboutisse dans le sens que tu souhaites. Bonne route, je devrai te souhaiter ne rien trouver à manger, ça voudrais dire plus de gaspillage ! Trève de boutade, bon courage

  6. thellier elisabeth
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    Encore bravo pour tout ; c’est une leçon pour tous nos hommes politiques;=……

    bonne fin de parcours

  7. Elisabeth
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    Passionnant ce journal; les réalités du chemin, votre détermination, et toutes ces rencontres …..
    je vous revois présentant le projet aux élèves de Ste Margot, votre motivation était bien ancrée, la réalité de notre monde est encore plus ahurissante!

    Votre courage force l’admiration, merci pour ce partage, et au plaisir de contribuer même petitement à ce défi planétaire.
    Bonne route

  8. amandine etienne
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    trep for

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